Accompagner la Transition sociétale de l’intérieur…

Femme devant la ville

ou la possibilité (même en ville) d’une « nouvelle culture »,
à mi-chemin entre Modernité, Ecologie et Pleine conscience…


Notre société moderne, essentiellement financière et matérialiste, marche sur la tête…

Je ne crois pas choquer personne en démarrant ainsi…

 

L’illusion très matérialiste du bonheur héritée des 30 Glorieuses est morte.
Pour de plus en plus d’entre nous, la quête prioritaire est aujourd’hui celle du Sens et de l’épanouissement personnel.

Et cet éveil des conscience progressif remet en question des pans entiers du système dans lequel nous vivons.

A l’exception de l’un d’entre eux : la ville,
qui reste généralement considérée comme LE lieu de non-sens par excellence, à quitter absolument.

 

Une fois n’est pas coutume, Le Méditant Urbain se penche sur l’avenir, et comment Bien-être, Croissance personnelle et Vie urbaine pourraient s’intégrer plus harmonieusement dans notre vie quotidienne !

C’est parti ?

L’essor du Développement personnel et des « Créatifs Culturels »

Il est indéniable aujourd’hui qu’un vent de conscience souffle sur notre monde occidental.

Et même si une majorité de la population n’y est pas encore sensible… ou que les personnes concernées se croient seules (et bizarres), une révolution est en marche…

C’est exactement ce qu’avaient mis en évidence le sociologue américain Paul Ray et par la psychologue Sherry Anderson dans leur étude-ouvrage « The Cultural Creatives: How 50 Million People Are Changing the World » (Octobre 2000).

Elle révélait que 24 % des Américains adultes (aujourd’hui plus de 35 % aux USA et 17 % en France) avaient adopté une façon d’être et de penser qui ne répondait plus au modèle occidental « moderniste » (comprendre : « individualisme, capitalisme, divertissement »…) et s’étaient résolument écartés de la « pensée unique », délaissant notamment les médias grand-public, la télévision et les carrières sans intérêt…

Baptisés de « Créatifs culturels » par les deux auteurs (pour « créateurs de culture »), cette nouvelle classe socio-culturelle silencieuse, regroupe des individus s’accordant sur l’importance de valeurs telles que

  • l’écologie et le développement durable,
  • la reconnaissance des valeurs féminines,
  • l’implication solidaire dans la société et la réhumanisation du système,
  • le développement personnel et spirituel,
  • les approches « douces » de santé,
  • la consommation responsable
femme spirituelle

« Regarder les News ?… Pourquoi faire ? De toute façon, j'ai mon cours de Yoga le soir… 🙂 »

Autrement dit, une vision du monde très à contre-courant du « Métro Boulot Dodo » ou du mondialisme financier sans conscience dont l’Occident a été une caricature depuis la fin du siècle dernier !…

Et surtout, un éveil des conscience qui impacte le monde depuis la base, par des actes et des comportements quotidiens responsables et soucieux du futur de la communauté, et sa clairvoyance des enjeux sociétaux actuels…

(si ce sujet des Créatifs Culturels t’intéresse, laisse-moi un commentaire pour que j’en fasse un article à part, plus complet)

 

Il reste cela dit une difficulté de taille :

Être conscient des enjeux, c’est bien ! Vouloir participer à la Transition aussi !
Mais comment ne pas se sentir isolé et vraiment à « contre-courant » en ville, emblème du matérialisme et de l’hyper-modernité ?

Comment ne pas se sentir insignifiant et baisser les bras ?

La solution des « Néo-Ruraux » : le retour à la terre !

La Ville est née de l’Exode rurale.

Depuis la Révolution industrielle, nos campagnes n’ont cessé de voir leur population diminuer et préférer une vie citadine déracinée, bruyante et agitée certes, mais au moins promesse d’emplois et de réussite pour quelques uns…

Or depuis le milieu des années 70, la tendance s’est inversée et la population rurale s'est mise de nouveau à croître ! La France rurale a par exemple gagné 1,5 millions d’habitants depuis lors, soit une croissance de 12 % !

Mais qui sont donc ces Néo-Ruraux ?

De manière un peu schématique, on en distingue essentiellement deux types :

  1. ceux avant tout à la recherche d’un nouveau confort de vie (en général en fin de carrière).
    Marre de la ville, marre des loyers hors de prix et du stress, envie de bien-vivre pendant que c’est encore possible !
  2. et les jeunes générations, dans la fleur de l’âge, qui ont consciemment choisi de tout plaquer pour ne plus entretenir un monde dans lesquels ils ne se retrouvent plus, et au contraire accompagner l’émergence d’une autre société, plus proche de leur valeurs écologistes, humanistes et spirituelles (bref, des « Créatifs Culturels » quoi !…).

Et accessoirement aussi souvent pour fonder une famille ailleurs qu’au milieu du béton…

 

J’ai personnellement beaucoup d’amis dans le 2e cas (après tout j’ai moi-même été un Néo-Rural pendant des années…).

Et ce qui m’enthousiasme particulièrement, c’est qu’il s’agit de personnes d’un niveau intellectuel et d’éducation élevé (parfaitement dans la moyenne nationale), qui auraient pu faire de belles carrières en ville, mais qui ont choisi en conscience de revenir à leurs racines, le plus souvent pour réapprendre les métiers de la terre et de l’artisanat.

Courageux… je trouve !

Voilà en tout cas toute une vague de gens qui pensent comme les urbains et qui, en réinvestissant les campagnes, y insufflent une nouvelle culture et surtout une nouvelle conscience !

Et après ?
Vers une génération de « Néo-urbains » ?

C’est là que l’avenir de l’humanité et de nos sociétés modernes devient passionnant :

D’un côté, toute une partie des « pionniers de conscience » qui n’envisage pas d’avenir durable sans un retour à la terre et à la paysannerie, comme Pierre Rabhi par exemple, dont l’invitation à une « Sobriété Heureuse » résonne comme une évidence pour beaucoup de Néo-Urbains ou de futurs ex-citadins dont les yeux brillent à l’évocation de mots tels que « Permaculture », « Ecolieux », « Redécouverte des métiers de l’Artisanat », « Accouchement à la maison », « Sociocratie »…

Et de l’autre côté, les villes et leurs populations, qui ne cessent de grandir et de s’étendre au point, selon certains sociologues, de constituer 75% de la population mondiale d’ici 2025.

Pendant ce temps-là, l’informatique et des nouvelles technologies explosent, et intègrent de plus en plus notre quotidien, à tel point que la cybernétique et l’intelligence artificielle (voire bientôt le trans-humanisme) sont devenues réalité.

Et avec eux, un certain mode de vie « moderne » et « connecté »… pour le pire comme pour le meilleur… mais dans tous les cas difficilement compatible avec l’idéal de Décroissance cité juste avant…

Ou peut-être pas ?

 

Car en parallèle de tout cela, sur un plan plus intérieur, une autre révolution est à l’œuvre, beaucoup plus puissante à mon avis que n’importe quelle révolution technologique :

L’essor du Développement personnel, la découverte de nouvelles approches d’accompagnement et guérison psycho-corporelles, et le goût renouvelé pour l’humain et son bien-être, pour la Pleine Conscience…

Y compris au sein de la communauté scientifique ! Qui s’intéresse de plus en plus à des sujets tels que la méditation, l’impact de nos pensées et croyances sur notre cerveau et nos cellules en général, le neuro-urbanisme (comment créer des villes qui soient en adéquation avec notre psychisme et notre nature humaine)… le quantique, le magnétisme, l’épigénétique et autre bizarreries conceptuelles…

garçon dans un musée

Un peu comme si nous prenions conscience qu'il nous reste encore tant à découvrir…

Et avec cet éveil des conscience, la redécouverte d’une « Spiritualité » bien comprise (au sens de « Reliance ») qui réinvite à se questionner sur notre Raison d’Être et l’importance d’un art de vivre en adéquation avec notre nature profonde et notre environnement.

Alors… accompagner la Transition de l’intérieur ou de l’extérieur ?

Je ne crois pas qu’il y ait UNE réponse.
Seulement des aspirations individuelles.

On a vu qu’une partie grandissante de la population -que certains nomment « Créatifs Culturels »- était de plus en plus concernée par tout ce qui touche au Développement personnel et les enjeux de société auxquels nous faisons aujourd’hui face,

Et que pour certains, la seule manière d’incarner leurs convictions était de s’extraire du « système », et revenir à la terre pour préparer la Transition.

Mais s’agit-il là de la seule voie ?

 

Qu'en est-il d’accompagner la Transition de l’intérieur ?

Se pourrait-il que l’on voit prochainement se développer dans la bouche des sociologues le terme de « Néo-Urbains »


pour désigner non pas des Néo-Ruraux dépités, qui auraient échoué à se réadapter à la campagne,


mais des personnes ayant cheminé, capable de vivre aussi bien à la ville qu’à la campagne… mais choisissant, pour des raisons personnelles (« spirituelles » ?) de rester en ville afin de faire bouger les choses de l’intérieur et d’y insuffler une nouvelle culture et surtout une nouvelle conscience !



 

Après tout, quand on sait s’équilibrer et cultiver son art-de-vivre partout… seule reste la question de notre Raison d’Être et notre plus grande contribution !

Sera-t-elle au coeur du système ?

Sera-t-elle à l’extérieur ?

Ou les deux à la fois… peut-être ?

À chacun de suivre son élan personnel…

 

Le plus important n’est peut-être pas tant où l’on vit (ville ou campagne),
mais avec quelle conscience on mène sa vie…

Affaire à suivre ! 😉

Et bonne nouvelle, c’est justement ce que l’on va continuer à voir dans les prochains articles du Méditant Urbain !

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À Propos de l'Auteur

Gael Marin

Coach, entrepreneur, chercheur insatiable et passionné… j'ai lancé le site "Le Méditant Urbain" pour répondre à une question fondamentale à mes yeux : "Comment être bien dans sa tête et bien dans sa peau, même en ville et dans la modernité ?" Si cette question te parle aussi, rejoins-moi et faisons le voyage ensemble !