4 conseils pour trouver sa voie (partie 1)

trouver sa voie

ou comment s’orienter sans se perdre
dans la jungle du Développement personnel


À l’occasion du Salon Zen qui a lieu chaque année à Paris, et auquel je me rends de temps en temps pour une « veille » professionnelle, m’est venue l’envie d’un article un peu ‘coup de gueule’ dont le titre initial devait être « Mon problème avec le Salon Zen »…

En vérité, en y réfléchissant, ce point de départ est finalement très anecdotique… car le vrai sujet est ailleurs.
Il s’agit ni plus ni moins que de trouver la voie -SA voie- dans cette jungle qu’est parfois le monde du Développement psycho-spirituel !

 

Un peu comme avec la Nutrition ou la Santé… tout le monde est convaincu de SA méthode, mais personne n’a la même… alors qui croire ?

Comment se repérer ?
Comment trouver ce qui nous convient ?
Par quoi commencer ?

Bref, comment ne pas simplement errer comme un papillon dans la nuit, attiré par la première ampoule restée allumée… ?

Mon problème avec le Salon Zen

Au détour d’une allée, alors que je me préparais intérieurement à quitter le salon après des heures de déambulations au milieu des stands, je tombe nez à nez sur un de mes anciens professeur de coaching.
Surprise, embrassades, prise de nouvelles… et le voilà qui me confie :

- Le salon, je suis un peu perplexe… Je viens, je regarde mais pff… j’y pends de moins en moins de plaisir… La majorité des stands, ça fait quand-même vachement…

- Oui ?…

- Vachement poudre de perlimpinpin !

- Hahaha !

Un éclat de rire m’échappe car il vient sans le savoir d’oser mettre en mot ce que je ressentais depuis le début de la journée !… (et du même coup de me donner l’envie d’écrire cet article !)

Il faut dire que dans ce grand rendez-vous du développement psycho-spirituel, quand on enlève les vendeurs de marchandises ou aliments « bien-être » et les écoles de coaching / thérapie / massage / relaxation, et compagnie, il ne reste souvent que les stands qui promettent la méthode « miracle », la dernière technique quantique qui soigne même à distance, car elle neutralise les mauvaises ondes et amplifie les bonnes (c’est prouvé !), grâce à un médaillon ‘activé’ par un authentique Shaman d’Amazonie…

« C’est fou à quel point tant de gens, pourtant avancés pour certains, sont encore dans une dynamique de « croyance » aveugle, et donnent leur pouvoir sans s’en rendre compte, plutôt que d’aller en eux-mêmes regarder l’origine de leurs difficultés !… » je réponds à mon professeur, qui acquiesce d’un air entendu.

Tintin - Avez-vous trouvé la voie ?

Même Hergé était avec nous ce jour-là… 🙂

Et c’est précisément là-dessus que je voudrais m’attarder dans cet article, car finalement, le Salon Zen est parfaitement à l’image de la sphère du Développement psycho-spirituel : on y trouve de tout, et notamment du vraiment « fumeux » !

Alors je voudrais partager ma vision à ce sujet, car dans le chemin vers soi, peut-être plus qu’ailleurs, il est facile de se perdre et tourner en rond, passant de méthodes en méthodes, de stage en stage, de thérapeute en thérapeute… sans pour autant se rapprocher de soi.

 

Posons quelques éléments à ce sujet :

Conseil n°1 : Comprendre la notion de « Référence interne / Référence externe »

C’est un concept tiré de la PNL, que je trouve particulièrement clef et fondateur.

Il s’agit à l’origine de catégoriser les personnes qui prennent leurs décisions avant tout d’après leur propres jugement personnel et celles qui s’appuient plutôt sur une autorité extérieure (quelle qu’elle soit) pour décider et passer à l’action. Bien-sûr, tout cela est contextualisé et peut changer selon les situations (par ex : au travail ou dans son couple)…

Rien n’est figé.
Simplement, « d’où viennent mes décisions ? Plutôt de moi ou de l’extérieur ? »

Par extension -et c’est là que ça devient vraiment intéressant selon moi-, cette expression finit par désigner l’état d’une personne qui, dans l’instant présent, est en contact avec sa propre « puissance » personnelle, son propre centre, et trouve sa validation à l’intérieur d’elle-même (= référence interne)
ou qui, au contraire… agissant à partir d’un manque, cherche inconsciemment la reconnaissance ou une réassurance à l’extérieur (= référence externe …la très grande majorité d’entre nous, je te rassure !).

La première définition plaçait la curseur au niveau du Faire tandis que cette seconde, tu l’as compris, le place au niveau de l’Être.
On peut donc parfaitement « être » en référence externe sans rien faire... et y rester toute sa vie.

Typiquement toutes les phrases du type :

  • « Je ne suis pas assez… »
  • 
« Je suis trop... »
  • « Est-ce que j’ai bien fait ?!… »
  • « Que vont penser les gens ?… »
  • « Il y a quelque chose qui cloche chez moi !... »

Mais aussi (plus subtil)

  • « Il me manque XY pour être heureux… »
  • 
« Quand j’aurais appris telle technique / fait tel stage, alors je serai enfin... »

Et ma favorite…

  • « Si je suis stressé, c’est à cause de la ville !… » 😉

Pourquoi c’est important ?

Tout simplement parce que Crédulité et Référence externe sont directement liées.

En effet, puisque je cherche une validation extérieure et ne nourris pas ma propre estime personnelle, je veux bien remettre mon pouvoir à l’autre et croire à sa méthode, parfois aveuglément, si ça peut m’aider à être « réparé(e) » !…

Surtout si c’est sans effort… 🙂

Il faut dire, à notre décharge, que le chemin de développement personnel n’est pas toujours tout rose, et il est humain d’avoir parfois envie de baisser les bras devant l’ampleur de la tâche.

Les thérapeutes, coachs et professionnels de l’accompagnement sont là pour nous aider à traverser, justement. Mais il y a une différence intérieure de taille entre « demander un coup de main » et « croire aveuglément à quelque chose » : on reste maître de soi dans le premier cas ; la puissance reste en nous, même si on se sert ponctuellement d’un soutien extérieur pour traverser une zone de grande turbulence.

NB : J’aime personnellement beaucoup ce jargon PNL-iste « référence interne / référence externe », mais l’important n’est pas la formule mais la conscience qu’elle amène.
Préfère si tu le souhaites : « centré », « aligné », « dans sa puissance », « solaire », « rayonnant », « dans l’amour », etc. etc.

N'oublions pas d'être sauvage !

lionne

Pour illustrer un peu plus ce concept de « référence interne » que j’affectionne particulièrement, j’aime donner cette image de l’animal sauvage ou domestiqué :

Le premier est en général puissant, majestueux, libre, 100 % autonome et responsable de lui-même… méfiant et terrible aussi quand il le faut !… Il sait prendre soin de lui et n’accorde pas sa confiance à n’importe qui.

Le second est mignon, doux, attachant… mais c’est à peu près tout… S’il n’a pas sa nourriture et sa litière, il est perdu… Il est totalement à la merci de son maître, même si celui-ci n’en prend pas soin.

Ce n’est bien-sûr qu’une image… mais l’idée est là :

Sois un lynx ! Pas un chat domestique…
Sois une louve ! Pas une chienne docile…
N’oublie pas d’être sauvage, n’oublie pas d’être indomptable parfois !…

N’oublie pas de te demander si cela fait sens, et si ça résonne en toi…

Et surtout si tu en as besoin ?…

Ou comme dirait Don Miguel Ruiz et son fils avec leur 5e accord Toltèque :

« Soyez Sceptiques, mais apprenez à écouter »

Qui écoutes-tu ? À qui donnes-tu ton pouvoir ? Remets-tu en cause tes connaissances ?

Sur quelle vérité sont fondées tes croyances ou celles des autres ?
Sont-elles réelles ou illusions ?

Utilise-tu la force du doute pour remettre en question tout ce que tu entends ? Est-ce que c’est « vraiment » la vérité ? Une vérité est valable pour tous…

Retire ton pouvoir des choses extérieures que tu as crues.

Ne te crois pas toi-même, ni personne d’autre.
Écoute et ose penser l’inverse… « Et si c’était possible… aussi ? »


Sors du rêve des autres et vis TES choix du mieux possible.



Écoute l’intention qui sous-tend les mots et comprends le véritable message.

Pour aller plus loin : Le cinquième Accord Toltèque - Guy Trédaniel éditeur

 

Exerce-toi :

Si ce premier conseil te parle, exerce-toi à repérer les moments où tu mets ton pouvoir à l’extérieur (ton patron, ton compagnon, le gouvernement, le « qu’en dira-t-on », une nouvelle méthode-miracle, etc.) et les moments où tu es solidement en référence interne, connecté(e) à ta guidance propre, ces moments où tu SENS ce dont tu as besoin ou dans quelle direction aller, peu importe l’avis des autres…

Ta propre guidance interne est bien plus profonde que n’importe quels avis ou idées reçues…

Mais encore faut-il prendre le temps et l’habitude de l’écouter… et te laisser aller à elle.


Cet article est en 2 parties

 

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À Propos de l'Auteur

Gael Marin

Coach, entrepreneur, chercheur insatiable et passionné… j'ai lancé le site "Le Méditant Urbain" pour répondre à une question fondamentale à mes yeux : "Comment être bien dans sa tête et bien dans sa peau, même en ville et dans la modernité ?" Si cette question te parle aussi, rejoins-moi et faisons le voyage ensemble !